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Généralités

Thème Risques technologiques - Edition 2014
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Dernière mise à jour : Janvier 2011

Les différents types de risque auxquels l’homme et l’environnement sont confrontés sont généralement regroupés en 2 familles : les risques technologiques (risques industriels, nucléaires, transport de matières dangereuses, rupture de barrage…) et les risques naturels (inondations, mouvement de terrain…).

Les risques technologiques et naturels sont traités séparément car ils présentent des différences capitales : fréquence des évènements, importance des dommages, prévention…
Ils font néanmoins appel aux mêmes concepts d’aléa, de vulnérabilité, de mitigation…

L’aléa est un phénomène menaçant imprévisible.
Il peut également se définir comme la probabilité d’occurrence du phénomène.

C’est un évènement qui peut être d’origine naturelle ou anthropique.
Il est susceptible d’occasionner des blessés ou des pertes en vies humaines, des dommages aux biens, à l’environnement, des perturbations sociales ou économiques.

Croquis représentant l'aléa, l'enjeu et le risque. Source croquis : [prim.net->site797]


L’aléa présente des caractéristiques variées qui permettent d’établir son importance (l’intensité, la probabilité d’occurrence, la localisation spatiale, la vitesse d’évolution, la durée de l’impact, le degré de soudaineté…)

La vulnérabilité est la propension d’une personne, d’un bien ou d’un territoire à subir des dommages en cas d’exposition à un aléa.

Le niveau de vulnérabilité d’un milieu à un aléa est fonction du degré d’exposition, de la valeur ou de l’importance stratégique, de la sensibilité des éléments exposés.
Ainsi le nombre et la concentration d’éléments exposés à la manifestation de l’aléa, la proximité du point d’origine de l’aléa, la durée de l’exposition influencent le niveau de vulnérabilité.

Le risque renvoie à la notion d’exposition au danger. Il dépend de l’aléa (sa nature, sa probabilité, son intensité…) mais aussi des enjeux exposés (populations, biens…) et de leur vulnérabilité.
Il n’y a pas de risque lorsque le territoire exposé à un aléa est dépourvu d’enjeux humains, matériels et environnementaux.
6 Source croquis : prim.net 6



Le risque est la combinaison d’un aléa (d’origine naturel ou anthropique) et d’une vulnérabilité (physique, sociale, économique et environnementale) associée au phénomène.
Le risque constitue une potentialité ; il ne se réalise qu’à travers l’évènement.





Le risque majeur
(Source : prim.net)


Deux critères caractérisent le risque majeur :

  •  une faible fréquence : l’homme et la société peuvent être d’autant plus enclins à l’ignorer que les catastrophes sont peu fréquentes ;
  •  une énorme gravité : nombreuses victimes, dommages importants aux biens et à l’environnement.


    Une échelle de gravité des dommages a été produite par le ministère de l’Écologie et du Développement durable :

    Echelle de gravité des dommages
    Classe Dommages Humains Dommages matériels
    0 Incident Aucun blessé Moins de 0,3 M€
    1 Accident 1 ou plusieurs blessés Entre 0,3 M€ et 3 M€
    2 Accident grave 1 à 9 morts Entre 3 M€ et 30 M€
    3 Accident très grave 10 à 99 morts Entre 30 M€ et 300 M€
    4 Catastrophe 100 à 999 morts Entre 300 M€ et 3 000 M€
    5 Catastrophe majeure 1000 morts ou plus 3 000 M€ ou plus

    6Source : Ministère de l’Ecologie et du Développement Durable6






    La mitigation est un terme utilisé dans la politique de prévention des risques.

    La mitigation des risques naturels ou générés par des activités humaines, vise à réduire les dommages, afin de les rendre supportables, du moins économiquement.

    Cela consiste à intervenir :

  •  au niveau de l’aléa (intensité) : il s’agit alors de diminuer le risque à sa source par le biais de mesures techniques et organisationnelles destinées à prévenir l’occurrence d’un accident et à en limiter les effets. C’est l’objet par exemple de l’étude de danger, de la politique de prévention des accidents majeurs, le système de gestion de la sécurité…
  •  au niveau de la vulnérabilité : il s’agit alors de protéger les enjeux par un aménagement du territoire maîtrisé, en évitant d’augmenter les enjeux dans les zones à risques (limitation du développement des zones d’habitation ou de l’importance des voies de communication à proximité des installations à risque matérialisée dans le plan local d’urbanisme) ou en diminuant la vulnérabilité des enjeux existants (implantation d’équipements nécessaires à la gestion de la crise, comme la mise en place de barrage filtrant en amont des zones de captages d’eau potable en cas d’accident liés au transport de matières dangereuses ; enfouissement des lignes aériennes, taille des arbres dangereux, consolidation du littoral en cas de tempête).

    La mitigation relève également d’une implication des particuliers qui doivent agir personnellement afin de réduire la vulnérabilité de leurs propres biens.

    C’est pourquoi des autorités publiques doivent avoir une parfaite et préalable connaissance :

  •  des sites à risques et des phénomènes naturels possibles sur un territoire ;
  •  de leurs caractéristiques (dangerosité, intensité, rapidité de propagation, étendue) ;
  •  des conditions de leur survenue.
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