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Introduction

Thème Air ambiant - Edition 2015
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Dernière mise à jour : 28/05/2007

D’après l’Ifen, la qualité de l’air s’est globalement améliorée dans les agglomérations françaises de plus de 100 000 habitants, entre 2000 et 2005, avec toutefois des différences en fonction des polluants et des agglomérations.

On peut ainsi observer une stabilité de la qualité de l’air en 2000-2002, suivie d’une détérioration en 2003 puis d’une amélioration en 2004 et 2005. Cette évolution résulte à la fois d’une tendance à la baisse des émissions et des effets des conditions météorologiques. Elle est variable suivant les polluants et les villes.

A noter qu’au sein des polluants pris en compte entre 2000 et 2005, l’ozone est le seul qui n’évolue pas à la baisse et cette pollution risque de se renforcer avec le réchauffement climatique.

De manière générale, les concentrations de polluants sont plus élevées au printemps et en été quel que soit le type d’agglomération. Mais les fluctuations mensuelles varient selon les polluants. Ainsi, le dioxyde de soufre et l’ozone ont des variations très saisonnières alors que le dioxyde d’azote et les particules présentent des variations plus régulières dans l’année.

Cette tendance à l’amélioration de la qualité de l’air s’explique en partie par la baisse des émissions primaires comme les oxydes de souffre et d’azote, émis directement dans l’air et transportés à des distances variables par les mouvements des masses d’air. Cependant, il faut tenir compte de la formation de polluants secondaires comme l’ozone qui se créent par réaction chimique ou photochimique entre certains polluants primaires, et des conditions climatologiques qui favorisent, ou non, la dispersion des polluants.

A noter que les émissions de dioxyde de soufre ont beaucoup baissé depuis 1990 du fait des réglementations qui ont rendu plus sévères les valeurs limites d’émissions des grandes installations de combustion et qui ont diminué la teneur en soufre des combustibles liquides.

De même, les émissions de dioxyde d’azote ont été réduites en raison de l’utilisation du pot catalytique dans les véhicules depuis 1993.

Quant aux efforts de réduction des émissions de particules, ils sont modestes et ne compensent que faiblement la production de particules secondaires. Les principaux secteurs émetteurs sont l’industrie (sidérurgie, cimenteries), l’incinération des déchets et la circulation automobile. De plus, une partie des particules se forme dans l’air par réaction chimique à partir de polluants précurseurs comme les oxydes de soufre, les oxydes d’azote et les composés organiques volatils.

Pour l’ozone, il est difficile de dégager des tendances nettes dans la mesure où la variabilité annuelle est très grande en raison de sa dépendance aux conditions météorologiques. C’est un polluant secondaire issu de la réaction chimique de polluants primaires dont les composés organiques volatils, le monoxyde de carbone et les oxydes d’azote.

Par ailleurs, l’entrée en vigueur de la norme Euro III pour les poids lourds en 2002 et de la norme Euro IV à partir de 2005 pour les véhicules particuliers diminuera les émissions du transport, même si la réduction des émissions par véhicule est susceptible d’être compensée par l’augmentation du trafic.

Il peut parfois apparaître des contradictions entre la baisse des émissions de certains polluants et des concentrations parfois en hausse. Elles s’expliquent par la nature des polluants en cause et les transformations physico-chimiques qu’ils subissent dans l’atmosphère.

Source : Amélioration contrastée de la qualité de l’air des villes entre 2000 et 2005 - le 4 pages Ifen n°112 - juillet/août 2006

Au titre de la Loi n°96-1236 du 30 décembre 1996, les Associations Agréées de la Surveillance de la Qualité de l’Air (AASQA) sont des organismes chargés de mettre en œuvre, pour le compte de l’Etat, le dispositif de surveillance de qualité de l’air. Elles peuvent être amenées à gérer des dispositifs de surveillance sur des zones géographiques allant de la zone industrielle à l’agglomération ou à la région. Il existe actuellement 40 AASQA en France : la région Poitou-Charentes est suivie par ATMO Poitou-Charentes.

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