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> Des ressources en eau fortement sollicités

Les milieux aquatiques ont aussi des besoins

Thème Eau - Edition 2015
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Dernière mise à jour : 2015

3.1. Le fonctionnement d’un écosystème aquatique

3.2. Les différents types d’écosystèmes aquatiques

6> 3.2.1. Le cour supérieur6
6> 3.2.2. Le cour moyen6
6> 3.2.3. Le cour inférieur6
6> 3.2.4. L’estuaire6

3.3. Les besoins en eau


3.1. Le fonctionnement d’un écosystème aquatique

L’écosystème aquatique résulte d’un équilibre entre
un milieu naturel et les espèces animales et végétales
qui y vivent. Ces milieux particuliers fournissent à la fois
des biens et des services essentiels comme la nourriture,
l’énergie, l’approvisionnement en eau, la régulation des
crues … Leur fonctionnement est étroitement lié à celui
des nappes d’eaux souterraines

Trois groupes d’acteurs (producteurs, consommateurs et
décomposeurs) constituent les écosystèmes aquatiques
et participent à la chaîne alimentaire de ceux-ci :

  •  les plantes aquatiques et les algues produisent des matières premières végétales grâce à leurs feuilles, fleurs et tiges, à partir de la photosynthèse et de sels minéraux.
  •  les consommateurs se nourrissent des matières premières. Ce sont majoritairement des animaux aquatiques (micro-organismes, poissons …) qui utilisent les plantes (consommateurs primaires) ou d’autres animaux (consommateurs secondaires) pour leur alimentation. Une chaîne alimentaire s’établit ainsi, dans laquelle les organismes herbivores sont mangés par les carnivores (consommateurs secondaires), eux-mêmes pouvant être mangés par des consommateurs tertiaires …
  •  les décomposeurs (bactéries, champignons …)
    sont utiles pour la dégradation des matières
    organiques qu’ils transforment en sels minéraux
    utilisés ensuite par les végétaux.

    3.2. Les différents types d’écosystèmes aquatiques

    Différents types d’écosystèmes aquatiques existent
    suivant le lieu où l’on se trouve dans le bassin versant
    (Les agences de l’eau, 2012).

    3.2.1. Le cour supérieur

    Le cour supérieur (partie amont du bassin versant)
    est marqué par une eau froide, claire et bien oxygénée elle
    est également riche en minéraux mais pauvre en matière
    organique (eau oligotrophe). La vitesse de courant y est
    importante.

    Les êtres qui vivent dans cet écosystème sont sensibles à
    la qualité de l’eau celle-ci doit être de bonne qualité pour
    que les truites, chabots ou saumons puissent y rester.
    Les cours supérieurs sont dits « salmonicoles » puisque ce
    sont des milieux privilégiés pour les salmonidés.
    Des larves d’insectes, des crustacés et des mollusques
    vivent sur le fond rocheux de ces cours d’eau constituant
    les invertébrés benthiques.

    La végétation aquatique est limitée, en lien avec la pauvreté
    de l’eau en sels nutritifs et son écoulement tumultueux.
    Seules les mousses et les algues parviennent à se fixer
    sur les pierres.

    3.2.2. Le cour moyen

    Le cour moyen correspond à l’arrivée de la rivière (qui
    s’élargit et dont la profondeur augmente) dans la vallée
    ou en plaine. L’eau, dont la température est ici plus élevée,
    y est chargée de matières organiques en suspension et
    dissoutes, provenant du lessivage des sols du bassin
    versant. Elle est donc plus riche et par conséquent peut
    devenir turbide. Une température trop élevée et une
    dégradation de la matière organique sont susceptibles de
    baisser l’oxygène dans l’eau.

    Une grande diversité d’êtres vivants est présente
    dans cette partie grâce à la présence de nourriture en
    abondance, d’une température plus élevée et d’une vitesse
    de courant plus faible. Plusieurs espèces de poissons sont
    rencontrées : barbeau, brochet, ablette, goujon, chevesne …
    Les cours moyens sont alors dits « intermédiaires ».

    De nombreuses algues et plantes aquatiques se fixent et
    se développent sur le fond et les rives de la rivière. Sur
    les pierres, un mélange d’algues et de bactéries peut être
    observé.

    3.2.3. Le cour inférieur

    Plus en aval, alimenté par de nombreux affluents, le
    cours d’eau continue à s’élargir jusqu’à devenir un fleuve,
    tout en se rapprochant de la mer : c’est le cour inférieur.
    L’eau présente une vitesse de courant encore plus faible
    mais une augmentation des débits est observée puisque
    les volumes d’eau tendent à augmenter.

    Là aussi l’eau peut être turbide du fait de la présence
    importante d’éléments minéraux et de micro-algues
    en suspension. La température est plus élevée pouvant
    dépasser les 20°C en période estivale selon les cours
    d’eau.

    D’importantes populations d’organismes animales et
    végétales vivent dans ce milieu riche en substances
    nutritives (matières organiques et sels nutritifs).

    Parmi les poissons rencontrés dans les cours inférieurs,
    peuvent être cités le gardon, la carpe ou encore la tanche
    (cyprinidés). Ainsi, ces milieux sont dits « cyprinicoles ».
    La production végétale des cours inférieurs est assurée
    par des micro-algues en suspension (phytoplancton). Des
    plantes aquatiques typiques des zones d’eaux calmes se
    développent près des rives : les hydrophytes (nénuphars,
    lentilles d’eau …) et les hélophytes (roseaux, iris …).

    Les ripisylves, ensembles des formations végétales qui
    croissent le long des cours d’eau, s’installent sur les berges
    des cours d’eau. Elles jouent également un rôle important :
    ce sont à la fois des zones riches en essences végétales,
    des zones d’abri, de nourrissage et de reproduction pour
    de nombreuses espèces aquatiques et terrestres. Elles
    ont un rôle paysager, contribuent aussi à la stabilité des
    berges et à l’épuration des eaux. Les arbres et arbustes
    qui s’y trouvent génèrent des apports importants de
    matières organiques dans l’eau (feuilles).

    3.2.4. L’estuaire

    L’estuaire correspond à l’embouchure d’un fleuve sur
    la mer, c’est donc une zone influencée à la fois par les eaux
    marines et par apports du fleuve.

    Ce milieu est très riche et offre de grandes potentialités :

  •  zone de passage des poissons migrateurs,
  •  zone de nurserie pour les aloses, lamproies …
  •  zone de frayère pour certains poissons de mer.

    En revanche, la présence des végétaux aquatiques
    est limitée, les eaux estuariennes présentant des
    caractéristiques particulières et instables.

    3.3. Les besoins en eau

    Par rapport à la situation dans l’air, l’eau présente
    pour les organismes qui y vivent une grande stabilité : les
    variations de température, les chocs, les vibrations, sont
    atténués. Par sa densité, l’eau facilite aussi les déplacements
    avec un minimum de dépenses physiques. Elle offre « gîte
    et couvert » à toute une gamme d’organismes végétaux
    et animaux, permettant ainsi l’établissement de chaînes
    alimentaires complexes et équilibrées.

    Les besoins des écosystèmes liés à l’eau portent sur
    la qualité (oxygénation, température, luminosité, turbidité
    réduite, faible apport de nutriments et absence de polluants),
    sur la régularité (perturbations réduites, suffisance de
    débit en étiage, crues suffisantes) et sur la diversité
    (courants lents et/ou rapides, substrats variés, zones de
    repos, d’alimentation et de reproduction pour les espèces
    animales). Entre les êtres vivants et le milieu s’exercent des
    relations privilégiées qui conditionnent l’équilibre général.

    De par leur rôle de refuge, de nourrissage et de zone
    de reproduction, les milieux aquatiques, constitués d’un
    milieu physique environnant (le biotope, composé par l’eau,
    le lit, les berges, les nappes d’accompagnement pour les
    cours d’eau), et d’un ensemble d’organismes vivants (la
    biocénose, composée par des espèces végétales et animales
    se trouvant dans le milieu ou à proximité), présentent un
    intérêt écologique majeur.

    Les zones humides présentent une richesse écologique
    et remplissent un rôle majeur du cycle de l’eau, en agissant
    à la fois comme des filtres naturels vis-à-vis des polluants
    et comme zones tampons permettant de laminer les crues.
    Elles ont, pour cela, besoin d’une certaine quantité et qualité
    d’eau. Dans les milieux humides, l’eau est en effet le facteur
    déterminant que ce soit pour le fonctionnement de ces zones
    naturelles ou pour pérenniser la vie animale et végétale. La
    submersion des terres, la salinité de l’eau (douce, saumâtre
    ou salée) et la composition en matières nutritives de
    ces territoires subissent des fluctuations journalières,
    saisonnières ou annuelles. Ces variations dépendent à la fois
    des conditions climatiques, de la localisation de la zone au sein
    du bassin hydrogr_ aphique et du contexte géomorphologique
    (géographie, topographie). (Eau France, 2013b)

    À VOIR SUR LE SITE DE L’EAU EN POITOU-CHARENTES …
    RPDE, Réseau Partenarial des Données sur l’Eau : www.eau-poitou-charentes.org, rubriques :
    Connaître l’eau et ses usages en région > Sa quantité > Prélèvements
    Connaître l’eau et ses usages en région > Sa quantité > Les usages de l’eau

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