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Pluviométrie et climat

Thème Eau - Edition 2015
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Dernière mise à jour : 2015

2.1. Quelques notions

2.2. L’eau dans le monde

2.3. La situation climatique en Poitou-Charentes


2.1. Quelques notions

Le terme de « précipitation » englobe l’ensemble des
cristaux de glace ou gouttelettes d’eau qui, ayant été
soumis à des processus de condensation et d’agrégation
à l’intérieur des nuages, sont devenus trop lourds pour
demeurer en suspension dans l’atmosphère et tombent
au sol.

L’évapotranspiration correspond à la quantité
d’eau totale transférée du sol vers l’atmosphère par
l’évaporation au niveau du sol et par la transpiration
des plantes. Elle varie au cours de l’année : elle est
généralement quasiment nulle en hiver (les températures
sont fraîches et la vie végétale est ralentie) tandis qu’elle
est très importante au printemps et en été, (températures
élevées et développement de la plante).

La notion de pluies efficaces, souvent utilisée pour
caractériser la pluviométrie, correspond aux précipitations
diminuées de l’évapotranspiration. Elle représente l’eau
disponible pour l’écoulement des cours d’eau et la recharge
des nappes.

Précipitations = évapotranspiration + ruissellement + infiltration
Précipitations – évapotranspiration = Pluies efficaces

Ainsi, lorsque la quantité de pluies reçues est
supérieure à l’évapotranspiration, les réserves peuvent se
reconstituer. Ceci explique que les nappes se rechargent
globalement d’octobre à mars lorsque qu’il y a davantage
de précipitations que d’évapotranspiration et donc un
reliquat d’eau disponible pour l’écoulement et l’infiltration.
La recharge est limitée lorsque les précipitations tombent
en période d’activité du couvert végétal, la majorité de
l’eau étant évapotranspirée par la végétation.

D’autre part, quand les précipitations sont inférieures à
l’évapotranspiration, on parle de déficit hydrique pour la
plante. Celui-ci est régulier en période estivale (de mars
à septembre).

Normales des précipitations « RR » et de l’Évapotranspiration (ETP)
Normales des précipitations « RR » et de l’Évapotranspiration (ETP)

2.2. L’eau dans le monde

La quantité d’eau continentale disponible à
l’échelle mondiale est de 40 000 millions de km3/an elle
constitue la seule source d’eau douce renouvelable, soit
5 700 m3/an par habitant.

Les ressources en eau de chaque pays sont fonction du
climat et du niveau de précipitations, ce dernier pouvant
varier de moins de 10 000 m³ à 10 000 000 m³ par km²
(Centre d’Information sur l’eau, 2013d).

La situation mondiale entre ressources et besoins
en eau douce peut être analysée grâce au concept de
stress hydrique. Ce stress est présent sur un territoire
dès lors que la demande en eau de la population dépasse
la quantité des ressources qui y sont disponibles.
Aujourd’hui, un tiers de l’humanité vit dans une situation
dite de « stress hydrique », avec moins de 1 700 m³ d’eau
douce disponibles par habitant et par an.

Disponibilité en eau douce et stress hydrique
Disponibilité en eau douce et stress hydrique

2.3. La situation climatique en Poitou-Charentes

Le seuil du Poitou, où se rejoignent deux grands
bassins sédimentaires (parisien et aquitain), induit
l’existence de deux climats en région :

  •  un climat de type océanique aquitain pour la partie charentaise
  •  un climat océanique de type parisien sur la partie
    Deux-Sèvres/Vienne

    Ainsi, l’ouverture de la région Poitou-Charentes sur la
    façade atlantique laisse largement pénétrer les influences
    océaniques :

  •  la côte est marquée par :
      • des hivers doux (en moyenne 4,8°C à La Rochelle),
        printemps et automne cléments, chaleurs
        estivales tempérées par la brise de mer (une
        moyenne de 15,7°C à La Rochelle),
      • des printemps et étés relativement secs (minimum
        des pluies en juin/jui-*llet), automne et hiver plus
        arrosés (maximum des pluies en novembre),
      • un ensoleillement exceptionnel, de l’ordre de 2
        100 heures annuel (région de l’ouest de la France
        la plus ensoleillée).
  •  l’intérieur des terres est quant à lui marqué par :
      • des hivers plus rigoureux que sur la frange
        côtière, et des étés plus chauds (le mois de
        janvier est le plus froid, et le mois de juillet le
        plus chaud),
      • l’amplitude thermique entre le mois le plus
        froid et le mois le plus chaud est d’autant plus
        réduite que l’on se rapproche de l’océan,
      • les précipitations s’échelonnent entre 500 et
        1 200 mm. La partie nord du Poitou-Charentes
        est la région la moins arrosée. Les pluies sont
        légèrement plus importantes en Charente. La
        partie ouest des Deux-Sèvres, séparée de la
        Vendée par les hauteurs des Gâtines, bénéficie
        de précipitations abondantes,
      • l’atténuation de l’influence océanique à
        l’intérieur des terres se traduit également sur
        la force du vent qui, sur la côte, dépasse les 60
        km/h à 50 reprises dans l’année.

    Les normales se calculent sur des périodes de 30 ans
    pour lisser les valeurs et éviter des variations dues à des
    anomalies récurrentes. La normale en cours est celle de
    1981-2010, la précédente était 1971-2000.

    Moyenne annuelle de référence 1981-2010 des précipitations en Poitou-Charentes
    Moyenne annuelle de référence 1981-2010 des précipitations en Poitou-Charentes

    Sur la période de 1986 à 1995, les précipitations
    ont apporté à la région Poitou-Charentes 23,4 milliards de
    mètres cubes d’eau. Après évaporation (sol et végétaux),
    seuls 9 milliards de mètres cubes, soit à peine 40%, sont
    disponibles pour alimenter les réserves en eau des sols,
    des nappes et des rivières.

    Les précipitations annuelles sont très irrégulières. Ainsi,
    des déficits hydriques ont toujours existé en période
    estivale (dont certaines années à fortes sécheresse),
    mais il est aussi apparu pour certaines années un déficit
    pluviométrique en période automnale et hivernale
    (période de recharge des nappes).

    Assec à Fenioux en août 2003 (Deux-Sèvres)
    Assec à Fenioux en août 2003 (Deux-Sèvres)

    Les caractéristiques climatiques de la région Poitou-
    Charentes sur les trois dernières décennies, de 1986 à
    2012 sont les suivantes :

  •  l’irrégularité des précipitations annuelles,
  •  la sévérité de la sécheresse qui a marqué la France de la fin de l’année 1988 au printemps 1992,
  •  pour les trois années 1989, 1990 et 1991, le
    déficit pluviométrique total sur la région, de 410
    mm, soit 10,5 milliards de m³ en trois ans,
  •  de 1993 à 1998, la région Poitou-Charentes
    est marquée par une succession d’années
    hydrologiques stables et légèrement sous la
    moyenne (inférieur à 800 mm),
  •  de 1999 à 2001, la situation pluviométrique est
    très favorable (maximum de 1 000 mm en 2000),
  •  les quatre années suivantes sont marquées par
    une situation pluviométrique de plus en plus
    sèche avec des épisodes critiques tels que :
      • une longue sécheresse de printemps et
        d’été (mars à août) en 2003
      • une sécheresse en juin 2004
      • 2005, année la plus sèche avec environ
        500 mm sur la région Poitou-Charentes :
        le déficit pluviométrique a débuté en hiver
        et s’est poursuivi au printemps et en été
        (l’année 2005 est plus sèche que 1976 en
        Poitou-Charentes).
  •  2006, 2007 et 2008 sont caractérisées par une
    situation pluviométrique proche de la normale.
  •  2009, 2010 et 2011 retrouvent une situation
    sous la moyenne le déficit s’accentuant chaque
    année.
  •  2012 a été très hétérogène en région : plutôt
    humide en Vienne et légèrement humide en Deux-
    Sèvres et à l’inverse légèrement déficitaire dans
    les Charentes.
  •  L’année 2013 signe le retour à une situation
    plutôt humide.
    Moyenne pluviométrique mensuelle interannuelle (1993-2013)
    Moyenne pluviométrique mensuelle interannuelle (1993-2013)
    Cumul annuel des précipitations par rapport à la normale (1981-2010), au niveau de 4 stations météorologiques départementales (Cognac, La Rochelle, Niort et Poitiers)
    Cumul annuel des précipitations par rapport à la normale (1981-2010), au niveau de 4 stations météorologiques départementales (Cognac, La Rochelle, Niort et Poitiers)

    À VOIR SUR LE SITE DE L’EAU EN POITOU-CHARENTES …
    RPDE, Réseau Partenarial des Données sur l’Eau : www.eau-poitou-charentes.org, rubriques :
    L’eau et moi > Comprendre l’eau
    L’eau et moi > Citoyen du monde

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