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les activités industrielles - version 2007

Thème Eau - Edition 2015
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Dernière mise à jour : 13/04/2007

Le Poitou-Charentes n’est pas une région très industrialisée. La plupart des industries y sont de petites tailles (90 % des entreprises ont moins de 10 salariés).

  •  Les rejets d’eaux résiduaires de ces petites structures, bien que non négligeables, ne sont pas contrôlés par les services de l’Etat. Par contre, les industries à l’origine des rejets les plus importants entrent dans le cadre législatif des Installations Classées pour la Protection de l’Environnement (ICPE). L’arrêté du 24 décembre 2002, relatif à la déclaration annuelle des émissions polluantes des installations classées soumises à autorisation, rassemble les valeurs limites d’émission en matière de pollution de l’eau. Les seuils de rejet imposés aux industriels sont toutefois fixés par un arrêté préfectoral d’autorisation d’exploiter qui peut définir des prescriptions réglementaires à respecter plus sévères afin de satisfaire aux objectifs de gestion équilibrée de la ressource et de préservation des milieux aquatiques. Les eaux résiduaires, issues des process de fabrication des ICPE, sont rejetées soit dans les eaux superficielles ou marines après épuration en station d’épuration interne, soit dans une station d’épuration communale éventuellement après prétraitement.

    Des progrès considérables ont été réalisés ces dernières années. La qualité des rejets industriels tend en effet à s’améliorer. Ces progrès sont dus à l’action réglementaire exercée par l’inspection des installations classées et aux aides financières des Agences de l’eau. L’autosurveillance s’est également progressivement développée. Cependant, des pollutions subsistent. En région, les industries les plus polluantes et à l’origine des rejets les plus importants sont les industries chimiques, papetières et de traitement de surface.

    En bordure de littoral et sur le bassin versant de la Charente (là où les rejets de polluants dans l’eau des activités industrielles sont susceptibles d’atteindre le milieu marin), plusieurs sites voient leurs rejets réglementés : Rhodia Electronics & Catalysis (La Rochelle), Angoulême traitement de surface (Angoulême), Otor Papeterie (St Michel), Saft RBS (Nersac)…
    Certains établissements restent concernés par des dépassements de seuil de rejets autorisés.

    L’industrie représente aussi un risque de pollution accidentelle.

  •  Rhodia Electronics & Catalysis (La Rochelle), après traitement en station d’épuration interne, rejette dans l’Océan Atlantique une quantité non négligeable d’azote (1419 t/an), de phosphore (9,6 t/an) et de fluorures (4,2 t).
  •  Saft RBS (Nersac) rejette également de l’azote dans la Charente (155 t).
  •  Otor Papeterie (Saint Michel) rejette principalement des Matières En Suspension (MES) dans la Charente, à hauteur de 99 t/an. En outre, sa charge polluante d’origine carbonée (DBO5) est de l’ordre de 255 t/an. Ses effluents contiennent aussi une forte demande chimique en oxygène (DCO), environ 522 t/an.
  •  Ces ICPE basées en Charente et Charente-Maritime sont également à l’origine de rejets de métaux lourds : les rejets de Rhodia Electronics & Catalysis sont par an de l’ordre de 73 kg de cuivre, 5 kg de cadmium. Saft RBS rejette environ 20 kg/an de Cadmium dans la Charente.
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     Voir sur l'Environnement en Poitou-Charentes : les éléments de Contexte régional associés
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     Pour aller plus loin
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