L’ENVIRONNEMENT EN POITOU-CHARENTES (http://www.environnement-poitou-charentes.org) L'Etat - membre fondateur Région Nouvelle-Aquitaine
AccueilLa situationEau

Notions élémentaires d’écologie

L’eau dans la nature

L’eau dans la nature

  •  La répartition de l’eau sur la Terre
  •  Le cycle de l’eau
  •  L’eau façonne les paysages
  •  L’eau, les êtres vivants et les écosystèmes

    La répartition de l’eau sur la Terre

    L’eau est très présente sur notre planète, ainsi vue de l’espace, la Terre apparaît bleue, les océans recouvrant près des trois quarts de la surface terrestre (70%).

    La totalité de l’eau sur Terre représente un volume de 1,4 milliard de km3, ce qui parait considérable.
    Cependant, la majeure partie de l’eau (97 %) est contenue dans les océans, et est salée, ce qui la rend inutilisable pour l’Homme.
    Les 3% restant (l’eau douce) sont répartis entre :

  •  les glaciers de montagne, et les inlandsis du Groenland et de l’Antarctique qui contiennent la majeure partie de cette eau douce (près de 2 % du total de l’eau sur Terre) ;
  •  l’atmosphère (0,001%) ;
  •  les êtres vivants (0,0001%) ;
  •  les eaux douces terrestres (0,6%) :
      • les eaux douces souterraines (toutes les eaux souterraines ne sont pas douces, la majorité est salée) ;
      • les eaux de surface (cours d’eau, sols gelés, marécages et les lacs d’eau douce).

    Les eaux douces terrestres représentent donc 0,6 % (soit près de 8 millions de km3). Et la moitié de cette partie représente l’eau douce disponible pour l’usage humain (c’est-à-dire les cours d’eau, les nappes peu profondes, les lacs) soit seulement 0,3% du volume d’eau de la planète, soit 4 millions de km3.

    Le cycle de l’eau

    Le cycle de l’eau utilise l’énergie solaire et se déroule à la fois sur Terre et dans l’atmosphère. Chauffée par le soleil, l’eau des océans, des mers, des rivières et des lacs s’évapore. A ce volume s’ajoute la vapeur d’eau issue de l’évapotranspiration des plantes. Toute cette vapeur d’eau monte dans l’atmosphère. Au contact de l’air plus froid en haute altitude, elle se condense en minuscules gouttelettes qui se rassemblent en nuages. Les nuages laissent échapper leur contenu sous forme de pluie, de neige ou de grêle. La plus grande partie de l’eau tombe directement dans les océans. Le reste atteint les continents, où 60% s’évapore à nouveau, seul 25% s’infiltre dans la terre et alimente les nappes souterraines, enfin 15% ruisselle et rejoint les cours d’eau … pour retrouver ensuite l’océan. Et le cycle recommence…

    Définition : évapotranspiration

    « L’émission de la vapeur d’eau ou ‘évapotranspiration’ (exprimée en mm), résulte de deux phénomènes : l’évaporation, qui est un phénomène purement physique, et la transpiration des plantes. »

    Au cours de leurs précipitations les gouttes d’eau peuvent se charger de particules nocives, polluantes et poussières qui sont présentes dans l’air, conséquence des activités humaines polluantes. Cette pollution des eaux de pluies est responsable des pluies acides.

    L’eau change d’état au cours de son cycle, passant de l’état gazeux à l’état liquide ou à l’état solide. Cependant, sa quantité est restée inchangée depuis trois milliards d’années, date de son apparition sur Terre.

    L’eau façonne les paysages

    L’eau érode, façonne et modifie le paysage tout en transportant des matériaux.
    L’érosion est l’une des conséquences les plus spectaculaires des écoulements d’eau qui se chiffre en milliards de tonnes de matière par an transportées sur la surface terrestre. A l’échelle des temps géologiques, ces flux énormes compensent les mouvements tectoniques et sont responsables de la formation d’une partie du relief de la Terre. Ainsi, les paysages géologiques tels que les vallées alluviales, les canyons mais aussi les côtes à falaises, sont souvent le fruit de l’érosion par l’eau.

    Cette érosion par l’eau sera plus ou moins importante selon la nature de la roche et des conditions géologiques. L’eau se comporte différemment selon que les roches sont perméables ou imperméables, solubles ou non, dures ou tendres. Si les roches sont tendres (argile, marnes), l’érosion est linéaire. En revanche, dans les massifs de roches dures (granites), les rivières suivent les lignes de fracture.

    Cependant, la couverture végétale absorbera et atténuera les effets de ruissellements et réduira l’érosion. Car ce sont surtout les eaux de torrents, des rivières et des fleuves qui, avec la pente, sont un facteur d’érosion.

    A l’inverse au niveau des embouchures des fleuves, l’eau dépose des alluvions provenant de l’érosion en amont, ce qui aboutit à la formation :

  •  de delta quand il y a accumulation des alluvions,
  •  ou d’estuaires lorsque ce déversement est contrarié par l’action dominante de la mer (effets de la marée, de la houle et des courants), les sédiments sont alors déplacés ou dispersés.

    L’eau, les êtres vivants et les écosystèmes

    L’eau, au delà de façonner les paysages par l’érosion, conditionne aussi de par sa présence ou son absence, l’établissement et la zonation de différents types d’écosystèmes, tels les déserts quand elle est absente, ou inversement les marais quand elle très présente.

    L’eau est donc à l’origine de nombreux écosystèmes tels les vallées alluviales, les prairies humides, les tourbières et les marais.

    En fonction de leur besoin en eau, et par conséquent de leur répartition dans les divers milieux, on distingue :

  •  Des espèces aquatiques qui vivent dans l’eau en permanence ;
  •  Des espèces hygrophiles qui vivent dans des milieux humides (Amphibiens, Gastéropodes, lombrics, animaux du sol et des grottes) ;
  •  Des espèces mésophiles dont les besoins en eau sont modérés et qui supportent des alternances de saison sèche et de saison humide ;
  •  Des espèces xérophiles qui vivent dans des lieux secs où le déficit en eau est permanent. Les déserts sont peuplés d’espèces xérophiles qui se rencontrent parmi les Végétaux (Cactées, Oyats, Lichens), les Insectes, les Mammifères, et même parmi les Mollusques puisque l’escargot Helix desertorum peut survivre quatre années en entrant en estivation lorsque le climat devient trop sec.

    De plus, les facteurs écologiques abiotiques principaux de l’eau (la température, l’oxygénation et la composition chimique) offrent des conditions de vie variables selon les milieux, et sont donc responsables de la composition des populations animales et végétales des écosystèmes.

    Inversement la composition de l’eau est constamment modifiée par les espèces vivantes présentes dans le milieu surtout en ce qui concerne les teneurs en matières minérales et en gaz dissous.

  •  
     Pour aller plus loin

    les sites 357 et 361 ne marchent pas

  • Dans la même rubrique
    Publications | Plan du site | Mentions légales